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« NON AU TRAITÉ SUICIDAIRE DE LIBRE-ÉCHANGE TRANSATLANTIQUE ! »

 

Communiqué de presse
De l’Alliance Internationale AIRAMA
6 juin 2014

« Non au Traité Suicidaire
De Libre-Échange Transatlantique ! »

 

De qui se moque-t-on ? En 1992, on nous avait promis que l’Europe de Maastricht, c’était « Moins de chômage, moins d’insécurité, moins de corruption » (Bérégovoy). Mais vingt deux ans après, il apparaît que c’est « exactement l’inverse » !

Dès 1999, dans « Mondialisation, la destruction de la croissance et de l’emploi. L’évidence empirique », M. Allais avait pourtant annoncé le naufrage de l’Europe-Titanic :

La « Seule Cause » du « Décrochage de l’Économie Française en 1974 » (divisant la croissance par deux !)

C’est « La politique » de « suppression progressive à partir de 1974 des barrières douanières » par Bruxelles, au titre de l’art. 110 du traité de Rome, [qui] a conduit à « la disparition progressive de la protection du Marché communautaire et à l’instauration continue d’un libre-échange mondialiste », autrement dit d’un ultralibéralisme. » (1)

Le Bilan du « Coût » de la Politique Libre-Échangiste Depuis 1974, Toujours plus « Suicidaire » :

1) Chômage : 2,2 % (631000) en 1974, 11 % (5,7 millions) en 2014 (plus 5 millions !)

2) Croissance : 5,6 % (1960 à 1974), 2,3 % (1974 à 2006). Nulle depuis 2006 !

3) Dette : 10 % en 1973, 93,5 % en 2013 (1877 milliards en 2014), 30 000 € par Français !

4) Déficit de la Balance Commerciale : 70 milliards € par an !

5) Désindustrialisation : 6,2 M d’emplois en 1974, 3,4 M en 2014 (moins 2,8 M !) En 2010, Bercy reconnaissait 63 % des destructions d’emploi dues à la mondialisation ! (2)

Poursuivre cette Politique Libre-Échangiste est Criminel :

« La crise d’aujourd’hui, le chômage massif (…), la destruction jour après jour de la société française ne sont que les conséquences des politiques dogmatiques (« mondialisme libre-échangiste » sans cesse mises en œuvre depuis la grande cassure de 1974 et qui nous mène au désastre. Il serait criminel de les poursuivre. »

Même cause, mêmes effets. Le traité de libre-échange transatlantique, c’est l’Aggravation du suicide des politiques libre-échangistes criminelles suivies depuis 1974.

Disons « NON à la destruction de l’EUROPE ! », au nouveau Mensonge d’État du traité de libre-échange transatlantique. Restaurer le protectionnisme compétitif de M. Allais (plébiscité par 82 % des Français dès 2011) est une question de suivi. Il faut restaurer la protection des frontières — comme les USA et la Chine ! — si vous voulez sauver l’Europe et la France du naufrage Titanic annoncé par l’AIRAMA en 2012.

Au nom de Maurice Allais ! Signez la pétition et soutenez/rejoignez l’AIRAMA qui prépare les États-généraux du protectionnisme !

Arnaud Upinsky, Président de l’AIRAMA

Contact presse : courrierposte@orange.fr et tel : 06 01 76 20 79  

 

 

 


[1] http://combats-maurice-allais.info/documents/2012-04-12_AIRAMA_L.ultraliberalisme-voila-l.ennemi_Lettre-Ouverte-a-TOUS-les-Candidats-a-la-Presidence-de-la-Republique.pdf

[2] http://www.marianne.net/63-des-destructions-d-emploi-dans-l-industrie-francaise-dues-a-la-mondialisation_a189534.html  

 

QUELS MODÈLES EN SCIENCE ÉCONOMIQUE

Quels modèles en science économique ?
Les clefs du succès économique.

Préambule :

Maurice Allais était depuis toujours un européen convaincu. Toute personne lisant sa biographie constatera, en effet, que, depuis 1951, il avait publié de nombreux livres et articles en faveur de l’union européenne. C’est en 1992, seulement, qu’il publiera un livre intitulé “Erreurs et Impasses de la Construction Européenne” et suivi d’une bonne dizaine de publications dans lesquels il attirera l’attention de ses lecteurs sur les dérives de l’union européenne.

Sûr de son analyse, Maurice Allais a considéré dès 1999 que son modèle montrait clairement que la mondialisation est la cause du chômage de masse et de la destruction de la croissance. Malgré son aura de seul prix Nobel d’économie français, et en dépit d’un soutien remarqué du Figaro, où le journaliste Bernard Bonilauri l’avait introduit, Maurice Allais a vu son message méthodiquement occulté par les média « officiels ».

Quinze ans après la publication du livre de Maurice Allais, les faits ont pleinement confirmé ses prévisions. Force est de constater que l’union européenne n’a pas tenu ses promesses. En France, le chômage est passé en 45 ans de 3 à 11%. Il faut bien en identifier les causes pour y remédier. La mondialisation a ouvert nos frontières à l’invasion des importations des pays de l’est, due à la suppression des contingents d’importation et des droits de douane. La politique menée a eu des résultats catastrophiques : explosion de la dette, augmentation de deux millions du nombre des chômeurs…

Cela était-il réellement imprévisible ? Certainement pas ! C’est ce que montre une analyse objective basée sur l’observation des faits et l’utilisation de modèles économiques.

1. La Notion de Modèle :

Quel que soit les domaines, sciences et modélisation sont intimement liés. Depuis la plus haute antiquité, les lois physiques ne sont pas autre chose que des modélisations de phénomènes déduites de l’observation des faits. Elles ont donc toujours une base expérimentale. Cette remarque s’applique aussi bien au principe d’Archimède, qu’à la loi de Mariotte, à la théorie du rayonnement du corps noir ou à l’économie.

La science économique ne peut exister qu’au travers de modèles ou lois de l’économie. Ses bases mathématiques sont très anciennes. Les travaux de Fourier visaient déjà à l’étude de séries numériques, notamment économiques. Depuis le 19° siècle, les économistes ont cherché en permanence à comprendre et à modéliser le fonctionnement du système économique grâce aux outils mathématiques à leur disposition.

En économie comme dans toutes les sciences, la connaissance conduit à l’établissement de modèles explicitant les relations entre les grandeurs observées, ici les variables endogènes du système.

Compte tenu de sa nature particulière, la science économique doit prendre en compte, non seulement des données statistiques objectives, mais aussi des éléments psychologiques liés au comportement des décideurs. Le « Paradoxe d’Allais », montre que même les scientifiques sont parfois irrationnels, mais que leurs comportements peuvent être modélisés.

Considérée dans toute sa généralité, la notion de modèle est suffisamment ambigüe pour qu’il soit nécessaire de commencer par la définir et préciser le vocabulaire. Pour bien comprendre l’apport de chaque novateur et, en particulier, celui de Maurice Allais, il est nécessaire de distinguer sa contribution au développement des trois grandes catégories de modèles qui sont utilisés conjointement en économie :

– Les modèles descriptifs qui correspondent à la simple description d’un phénomène, sans chercher à identifier un mécanisme « physique » pouvant être à l’origine des faits observés.

– Les modèles explicatif (ou illustratif selon la terminologie de Maurice Allais) décrivant sous la forme d’une boite noire une relation entre variables endogènes.

– Les modèles dynamiques qui peuvent prévoir l’évolution à court ou long terme d’un système, ici le système économique.

Comme toute science, l’économie n’a de valeur que dans la mesure où elle permet aux décideurs de prévoir les effets de leurs choix sur la réalité. L’étude d’une question particulière se fait généralement en utilisant conjointement des modèles appartenant à ces trois types.

2. Caractéristique des Modèles :

Les modèles sont construits en fonction d’objectifs variés : mise en évidence de lois statistiques, analyse du système économique, prévisions à court ou à long terme…

Les techniques de modélisation utilisées sont donc nombreuses et adaptées au cas par cas à leurs objectifs.

2.1 Les Modèles Descriptifs :

Ces modèles ne font aucune hypothèse sur la nature du système. Ils formalisent une observation des faits, sans chercher à les expliquer.

Ce type de modèle est couramment utilisé, même inconsciemment. Lorsqu’un entrepreneur extrapole de façon linéaire ou exponentielle la variation de son chiffre d’affaire, il fait appel à un modèle implicite de ce type.

Lorsqu’en 1968 Maurice Allais observe la convergence des économies mondiales vers le niveau de PIB par habitant de l’économie américaine, il utilise ce premier type de modélisation dont la validité s’est confirmée depuis de façon éclatante.

La relation linéaire entre le taux de croissance du PIB par habitant des différentes économies et leur retard par rapport à l’économie américaine est une observation remarquable, mais qu’il ne cherche pas à justifier par une théorie, conformément à son choix de s’en tenir aux seuls faits.

2.2 Les Modèles Explicatifs :

Ces modèles visent à décrire des relations entre les variables économiques et à identifier les mécanismes sous-jacents susceptibles de les expliquer.

C’est un modèle de ce type que décrit Maurice Allais dans son livre de 1999 relatif à la mondialisation. Défini de façon statique, ce modèle ne suppose aucune relation de cause à effet entre les grandeurs, mais simplement une relation entre celles-ci. Ainsi, Maurice Allais calcule dans un premier temps la réduction de la croissance et la perte d’emplois industriels à partir des séries macroéconomiques disponibles. Il peut ensuite montrer la relation linéaire entre ces deux données, puis désigner la cause commune de ces deux événements.

Le modèle décrit ainsi les relations entre les grandeurs économiques sous la forme de « boite noires » linéaires dont les coefficients sont ajustés par les méthodes classiques de moindres carrés. Ces deux phénomènes étant concomitants, il peut leur attribuer une cause commune : la mondialisation. Sur la base de ce modèle purement statistique, il peut affirmer « l’évidence empirique » de l’existence de cette cause commune.

Cette méthode présente l’avantage d’être totalement neutre par rapport aux théories économiques.

2.3 Les Modèles Dynamiques :

Ces modèles visent à prévoir l’évolution du système économique. Pour cela, ils font appel à des relations causales entre les valeurs successives des différentes grandeurs. Les relations temporelles entre les variables internes du système économique et entre celles-ci et les variables exogènes doivent alors être identifiées.

Des modèles de ce type ont été développés avant même que les ordinateurs aient eu des performances suffisantes pour les mettre en œuvre.

3 L’Évolution des Modèles Dynamiques :

Une évolution technologique très rapide des moyens de calcul a fortement influencé la conception des modèles dynamiques et a marqué leur déjà longue histoire.

3.1 Les Premières Réalisation :

Depuis l’oscillateur de Samuelson en 1936, de nombreux travaux ont porté sur la modélisation dynamique de l’économie. De nombreux chercheurs ont appliqué à l’économie les méthodes développées par ailleurs dans l’étude des systèmes cybernétiques. Ils ont utilisé les techniques conçues dans le but de maitriser la conception des systèmes électroniques: la théorie des réseaux, la théorie de la contre-réaction, celle des asservissements…

Nous ne pouvons pas parler des précurseurs sans citer les travaux de Philips en 1954, Forrester en 1961 et Vallée en 1980 et de nombreux autres auteurs qui ont fait progresser la théorie.

Après les succès de l’électronique analogique, les extraordinaires progrès de la technologie digitale ont imposé le passage aux techniques numériques. Nous ne parlons plus de commande ou d’asservissements mais d’automatique.

3.2 L’Intrusion de l’Automatique Moderne :

L’automatique moderne est basée sur les idées popularisées par Kalman. Un système est décrit par un vecteur d’état rassemblant toutes les données définissant le système. Dans le cas des ensembles mécaniques il s’agit des positions, vitesses (en prenant en compte deux positions successives), et accélérations (en comparant deux vitesses, soit trois positions successives). Un calcul simple permet alors de décrire l’évolution du système au cours du temps lorsqu’il est soumis à une excitation exogène.

Par exemple, un pendule sera défini par ses moments d’inertie, ses vitesses de rotation et les forces qui lui sont appliquées. Il est alors facile d’écrire la matrice donnant, à partir des valeurs actuelles du vecteur d’état, les nouvelles valeurs de ses paramètres au bout d’un incrément de temps dt. Ceci permet de décrire simplement le mouvement du pendule. Cette méthode générale de l’automatique moderne permet ainsi de prédire l’évolution d’un système mécanique et de le piloter. Elle semble parfaitement adaptée à l’étude de l’économie dont les variables sont les suites de données correspondant aux séries économiques.

Est-il pour autant raisonnable d’abandonner les notions fondamentales des techniques anciennes, issues de l’ère analogique, pour adopter les seules méthodes de l’automatique ?

Dans quelles conditions ces techniques nouvelles permettent-elles de réaliser des simulateurs reproduisant l’évolution du système économique ?

3.2.1 Un Exemple : Le Modèle Metric :

Comme de nombreux modèles récents, le modèle METRIC de l’INSEE, publié pour la première fois en 1977, adopte une méthode appliquant les concepts de l’automatique moderne. Il utilise alors les toutes nouvelles séries trimestrielles de l’INSEE qui permettent une meilleure connaissance temporelle des données économiques.

Ce modèle identifie les relations temporelles entre les données économiques. Conçu pour effectuer des prévisions, il calcule l’ensemble des variables endogènes à un instant donné à partir de leurs valeurs au trimestre précédent. À chaque pas, les valeurs des séries économiques constituent le nouveau vecteur d’état du système. Le modèle prévoit d’introduire, en tant que de besoin, des variables exogènes, par exemple le taux de change.

Ce premier modèle trimestriel présente malheureusement de nombreuses lacunes. Il n’a été ajusté qu’en prenant en compte une période d’observation de 5 ans, durée beaucoup trop courte pour que l’ensemble des situations rencontrées pendant un cycle économique (par exemple le cycle de Juglar) n’aient pu être observées.

Il n’est donc pas surprenant qu’il dérive très rapidement lorsqu’il est utilisé dans le mode prévisions économiques, en dehors de la période d’apprentissage.

Selon le document publié par l’INSEE, en mode prévision, et sur seulement deux années, les erreurs du modèle METRIC augmenteraient rapidement. La prévision était donc limitée à 8 trimestres. Compte tenu de toutes ces contraintes, cette modélisation ne pouvait conduire à des prévisions à long terme.

Cette approche, de type automatique, n’aurait pu être valide à long plus terme que si le modèle avait identifié l’ensemble des paramètres internes du système économique, qu’ils soient accessibles ou non à la statistique. En effet, les méthodes numériques standards d’estimation des fonctions de transfert ne sont pas adaptées au cas des séries économiques, même trimestrielles.

Il est raisonnable de penser avoir identifié la totalité des paramètres d’un système mécanique comme un pendule, un navire ou un robot, en construisant un vecteur d’état comportant le dernier échantillon et les deux échantillons précédents des paramètres, ce qui permet d’estimer leurs vitesses de variation et leurs accélérations.

Il serait présomptueux de prétendre tout savoir sur l’économie française et sur ses relations avec le reste du monde en ne prenant en compte que les dernières valeurs des séries économiques. Rien ne permet de dire, à priori, si des estimations basées sur quelques trimestres seraient meilleures.

Si trois échantillons successifs suffisent à traiter la dynamique d’un ensemble mécanique, comment savoir combien il en faudrait pour traiter correctement le système économique ? Les fluctuations aléatoires des statistiques trimestrielles, analogues au bruit des systèmes électroniques, ne risquent-elles pas de rendre cette méthode totalement illusoire ?

3.2.2 Le Mur de la Complexité :

Initialement, en 1975, le modèle METRIC de l’INSEE comportait 450 équations et 250 variables exogènes. En 1979, le nombre d’équations était passé à 886 et le nombre de variables exogènes à 350.

La complexification inutile des modèles a été parfaitement illustrée par Maurice Allais dans son livre sur la mondialisation de 1999. Il dit : « Une telle erreur est parfaitement illustrée par le Modèle RUNS de la Banque Mondiale qui pour être compréhensif est amené à considérer 22 régions, 20 produits, et 8 périodes, et finalement 77.000 variables. En réalité, un tel modèle n’a aucune signification ni économique, ni économétrique. »

La conception des modèles économiques souffre ainsi d’un vice congénital propre à toutes les simulations numérique. Les ingénieurs cherchent à décrire de plus en plus finement le système à évaluer dans l’espoir de fournir des résultats de plus en plus précis. Contrairement à leurs attentes, ils n’arrivent qu’à rendre leurs résultats inintelligibles et donc leurs études non concluantes.

3.3 Le Modèle Oméga :

Publié en 1990, le modèle Oméga (nommé ainsi en référence à la pulsation ω des signaux périodiques), a été conçu de façon à éviter ces écueils.

Sans entrer dans les détails de sa conception, il est intéressant de noter les options originales qui ont présidé à sa conception :

– Les fonctions temporelles reliant entre elles les variables sont des fonctions en temps continu. Ceci permet de changer librement le pas temporel des séries de données : annuel, trimestriel, ou même mensuel sans avoir à modifier le modèle.

– La représentation de ces fonctions par une somme de fonctions mathématiques standard permet de les contrôler facilement. Ceci est important, puisque toutes les fonctions intervenant dans un prédicteur doivent être causale et avoir un comportement à long terme particulier.

– Le nombre des variables a été réduit au strict minimum.

– Le choix des fonctions temporelles incluses dans le modèle a tenu compte des grandes avancées de la science économique, par exemple la théorie de cycle de vie.

3.3.1 Test sur la Rupture de 1974 :

Initialement annuel, le modèle Ω devenu modèle Oméga-Allais fonctionne parfaitement sur des séries trimestrielles. Initialisé par les seules valeurs du PIB, une réduction de la part de la demande intérieure due à un excès des importations par rapport aux exportations conduit à la réduction de la croissance attribuée par Maurice Allais à la mondialisation.

L’utilisation du modèle permet de mettre en évidence le mécanisme conduisant à la réduction de la croissance. La courbe bleue correspond au PIB observé, la courbe rouge à la prédiction, les droites vertes pointillées aux croissances moyennes.

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Cassure de 1974.

Ceci montre qu’une ouverture des marchés conduit à une réduction de la demande intérieure, donc des investissements nationaux, et produit la cassure de 1974. Ainsi, le modèle « Oméga-Allais » montre clairement qu’une réduction de l’investissement dans une économie conduit naturellement à une réduction à long terme de la croissance, voire à une récession qui s’auto-entretien.

3.3.2 La Cassure de 2007 :

De même, le modèle reproduit la cassure de 2007. Le déséquilibre de la balance des investissements, observée par la Banque de France de 1999 à 2001 au moment de l’entrée dans l’euro, correspond ans plus tard avec le décrochement de l’économie 8, c’est à dire avec le retard correspondant au cycle de Juglar dont l’origine endogène est ainsi confirmée.

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La cassure de 2007 :

(Toutes les valeurs sont en Euros 2005. La courbe bleue est le PIB trimestriel observé, la courbe rouge est le comportement naturel du modèle, la courbe verte est celle correspondant à un désinvestissement fait à partir de 2007. Il apparaît que celui-ci correspond au manque d’investissement observé par la Banque de France en 2000-2001).

3.3.3 Des Résultats Saisissants :

Le modèle illustratif de Maurice Allais présenté dans son livre de 1999 montrait clairement que la mondialisation est la cause du chômage de masse et de la destruction de la croissance. De ce fait, il n’avait pas à poursuivre sa démonstration en construisant un modèle dynamique susceptible de quantifier les conséquences à long terme des décisions politiques erronées de l’UE.

Poursuivant et prolongeant l’œuvre de Maurice Allais, le modèle dynamique « Oméga », établi en 1990 pour décrire une économie fermée, devait être adapté pour rendre compte de la mondialisation. Aujourd’hui, le modèle « Oméga-Allais », confirme parfaitement les conclusions faites en 1999 par Maurice Allais. La modélisation ainsi faite de l’ouverture à la mondialisation décrit parfaitement la cassure de 1974 et l’explosion du chômage.

Ce travail confirme un point essentiel : pour être intelligible, un modèle destiné à faire des prévisions économiques à long terme doit être le moins complexe possible. Le nombre de variables endogènes et exogènes doit être le plus réduit possible. Pour que les résultats soient exploitables, les entrées doivent être regroupées en fonction de leurs effets sur le système. Seulement quelques paquets de variables, ou variables macroscopiques, sont alors considérés par le modèle.

N’oublions pas que les mathématiques et les ordinateurs doivent être au service des économistes et non l’inverse. La complexité excessive d’un modèle ne doit pas rendre inintelligible son fonctionnement. Le modèle Oméga-Allais y parvient en ne retenant que les paramètres clefs.

Quinze ans après la publication du livre de Maurice Allais sur la mondialisation, les faits ont pleinement confirmé ses critiques injustement occultées. Très convivial, le modèle dynamique Oméga-Allais, permet de visualiser de façon saisissante l’effet à long terme des politiques économiques. Il constitue ainsi un outil à mettre à la disposition des décideurs.

4 Conclusion :

Ce survol des méthodes de la science économique montre à l’évidence que les critiques des choix de l’union européenne et de la mondialisation faites par Maurice Allais depuis 1992 avaient des bases réellement scientifiques.

Il est urgent que la science économique reprenne sa place dans le discours politique et qu’elle puisse ainsi éclairer les responsables et les opinions publiques, redresser l’activité du pays, la croissance, et vaincre enfin le fléau de la désindustrialisation et du chômage.
Toutefois, les apports de Maurice Allais ne pourront être pleinement reconnus, pris en compte et surtout mis en application que si un forum permet à l’élite des économistes d’échanger, dans son sillage, leurs points de vue et de confronter leurs résultats, avec les différents acteurs clefs, notamment politiques. Canal historique des « Combats de Maurice Allais », chargée de la défense et de la reconnaissance de son œuvre de salut public toujours ostracisée par la sphère politique, l’AIRAMA a vocation à être le pôle fédérateur de cette « Reconquête » du politique par la pensée économique.

Conférence de Presse « Indicateur Oméga-Allais »

L’ Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais, l’AIRAMA, a tenu début juillet une conférence de presse à la Maison de L’Amérique Latine de Paris :

Maison de L’Amérique Latine côté  jardins-restaurant
Maison de L’Amérique Latine côté jardins-restaurant

pour procéder au lancement de l’ « indicateur Oméga Allais », développé par Pierre Fuerxer en vue de chiffrer précisément, en termes de perte d’emplois et de croissance, le coût de la politique gouvernementale de rejet du « protectionnisme intelligent » de notre seul prix Nobel d’économie, Maurice Allais,

Conférence de Presse, Modèle-Oméga-Allais

L’AIRAMA,  « canal historique des combats de Maurice Allais » regroupant le premier cercle des économistes agissant pour la reconnaissance de ses apports,  et visant à regrouper l’élite de l’École française des nouveaux économistes œuvrant dans son sillage à défendre la vision du seul prix Nobel d’économie qu’a eu la France.

Déjà à l’occasion de l’élection présidentielle de 2012,  dans sa lettre ouverte du 12 avril 2012 (ci-dessous), l’AIRAMA, s’exprimant par la voix de l’autorité scientifique internationale la plus qualifiée de notre prix Nobel d’économie, avait lancé un vibrant appel aux dix candidats de cette élection cruciale de dire « L’ultralibéralisme voilà l’ennemi ! », « Oui à la relance de la « protection compétitive » des trente glorieuses ! » Seul, le Président Nicolas Dupont-Aignant avait alors répondu positivement à cet appel de salut public. Réponse qu’il a confirmée en apportant ses encouragements et son soutien au lancement de l’Indicateur Oméga – Allais,  lors de la Grande conférence de presse du 9 juillet 2013  à la Maison de l’Amérique latine (cf. vidéo ci-dessous).

Antoine Brunet, expert en analyse stratégique, co-auteur du livre « La visée hégémonique de la Chine » et Philippe Murer, économiste et professeur de finance à la Sorbonne, ont par ailleurs pointé les risques du libéralisme à outrance, face à la politique économique agressive de l’Empire du milieu.

Les Indicateurs clefs du modèle Oméga Allais, d’évaluation de la politique gouvernementale de refus de l’évidence empirique du protectionnisme de M.  Allais.

Sur la base de l’application d’une politique protectionniste supposée effective dès l’élection de F. Hollande permettant au minimum l’équilibre de la balance commerciale :

1) Depuis l’élection de F. Hollande, coût minimum en manque à gagner de la politique gouvernementale non-protectionniste :

déjà une perte 2,8 % de PIB
déjà une perte de 800 000 emplois

2) À l’horizon des présidentielles 2017, la réduction de la dette en 22,5 ans, sans intérêt, avec un remboursement de 20 milliards par trimestres conduirait fatalement à :

22 % de réduction du PIB en 2017, fin du quinquennat Hollande
plus 12 % (3 % par an) de baisse des revenus, à condition que l’indemnisation du chômage soit fortement réduite.

Autant dire que le remboursement de la dette est inconcevable et n’est d’ailleurs pas dû (cf. communiquées AIRAMA de campagne présidentielle).

Sur les 100 milliards du MEDEF, nous sommes toujours en attente des informations que nous avons demandées à P. Gattaz, pour les injecter dans le modèle OMEGA Allais.


Grande conférence de Presse de Lancement
Maison de L’Amérique Latine
9 Juillet 2013

Maison de l'Amérique Latine


La Science Économique Rentre en Politique !
Un Dispositif Dérisoire de Bruxelles Face à la Chine et Chiffrage du Coût du Refus de la Solution Protectionniste de M. Allais

 

Pourquoi cette conférence de Presse

Devant le désastre de la crise de 29

  • M. Allais disait « À quoi sert la connaissance , si elle ne permet pas de transformer la condition des hommes »
  • Mais pour changer, il faut la Science, les Média (faire savoir) et la Décision politique qui lui ont manqué
  • Alors si le Politique ne veut pas rentrer en science, la Science doit rentrer en politique ! Comment faire ?

Élections Présidentielles 2012 : interpellation des candidats pour prendre date / solutions

  • Lettre ouverte à tous les candidats (L’ultralibéralisme voilà l’ennemi)
  • Trois communiqués (Europe Titanic, Mensonge d’État, Déni de démocratie)

Grande conférence de presse de lancement

1) Par le sujet, le scandale des scandales de l’après-guerre : le défi des défis aux les trois idoles d’aujourd’hui, la Science (Allais), la Liberté d’Expression (Média), la Démocratie ; le verrouillage médiatico-politique interdisant à la solution globale de Maurice Allais d’être appliquée pour stopper destruction de la croissance et des emplois, le rapport entre la sphère politique, la science et son respect, le fait que le Politique doit respecter la Science et la Démocratie. Négationnisme total.

2) Par l’ambition d’évaluer l’impact chiffré de la décision de politique économique gouvernementale (plus d’effet d’annonce mais affichage du résultat des réactions en chaîne. (Leibniz : ne discutez plus)

3) Par les résultats du modèle, le coût de la non application du protectionnisme (croissance, chômage), l’impossibilité de rembourser une dette que nous ne devons pas et qui ne correspond à rien (N. Sarkozy). Sanction du politique. Ne peut plus dire : « Nous ne savions pas ! » 1999 (M. Allais), 4 mai 1992 (P. Bérégovoy) et « les États-Unis d’Europe , c’est les États-Unis en Europe » (cf. Le syndrome de l’ortolan, Upinsky, 1997) ) Appel à secouer le joug des écrivains mercenaires ! Levier Mathématique.

Calcul d’impact et notation de la politique économique gouvernementale

Responsabilité collective de l’élite française des nouveaux économistes (cf. communiqués)

Vers un contre-gouvernement scientifique ? Une nouvelle Direction, de nouvelles valeurs vraies (conformes aux trois dogmes) ce sont de nouveaux hommes. Le refus de l’évidence protectionniste est un critère d’exclusion rédhibitoire à la future élection présidentielle

  La conférence en Vidéo

 

Les documents importants

Arnaud-Aaron UPINSKY1) Introduction : A. Upinsky, Président de l’AIRAMA (Auteur de Lettre ouverte à ceux qui croient (encore) que l’Europe c’est la paix, Albin Michel, 1992, et Le Syndrome de l’ortolan O.E.I.L./ F.-X. de Guibert, 1997)

 

Philippe Bourcier de Carbon2) Le protectionnisme « intelligent » de M. Allais : P. Bourcier de Carbon, Président-fondateur de l’AIRAMA, démographe, économiste.

 

Antoine Brunet3) La marche à l’hégémonie de la Chine valide la vision de Maurice Allais : Antoine Brunet, Expert en analyse stratégique, Coauteur avec Jean-Paul Guichard de « La visée hégémonique de la Chine », L’harmattan Janvier 2011 (neuf éditions en langues étrangères)

  • Télécharger en PDF

Philippe Murer4) Le non-sens de la transition énergétique sans protectionnisme : Philippe Murer, économiste, professeur de finance à la Sorbonne et membre du forum http://forumdemocratique.fr

 

Pierre Fuerxer5) Indicateur Oméga Allais. Pierre Fuerxer, concepteur. Modélisation de l’économie à partir des comportements des acteurs, et non de données abstraites. Calcul de l’impact de la politique gouvernementale (libre-échangiste ou protectionniste). Chiffrage en perte d’emplois et de croissance depuis les présidentielles jusqu’à la fin du mandat 2017. Suivi de la « notation » de la politique gouvernementale.

 

Nicolas Dupont_Aignan6) Nicolas Dupont-Aignant avait répondu à la Lettre Ouverte de l’AIRAMA, adressant via cette vidéo tous ses encouragements et son soutien.

 


L’irrésistible triomphe de M. Allais en fait l’arbitre incontournable du 3ème tour !

Présidentielle 2012Clef des Présidentielles 2012

 

 

L’irrésistible triomphe de M. Allais en fait
l’arbitre « incontournable » du 3ème tour !

Présidentielle 2012 ; 2ème tour

La chronologie témoigne de l’irrésistible victoire, de « salut public », du « protectionnisme compétitif » en France et en Europe : 

Vous voulez en savoir plus ?