Catégorie : Indicateur OMEGA ALLAIS

Quelles prévisions faire pour 2023 ?

Prévisions Économiques 2018-2023

 

Introduction :

            Le modèle Oméga-Allais, a été testé sur la période 1949-2005. Il a permis de faire des prévisions économiques à 5 ans sur la base de quelques séries statistiques fondamentales comme le PIB et le niveau de l’investissement. Depuis, le contexte mondial a beaucoup évolué. Est-il encore possible de de prévoir à 5 ans ou plus l’évolution de notre économie ?

Rappel des prévisions faites fin 2014 :

            Dans le document intitulé « Une reprise réelle ou fictive », publié en 2015, il y a trois ans, je prévoyais une baisse à terme du PIB. Celle-ci était faite à partir  de séries économiques en base 2005 publiées par l’INSEE. Ces prévisions étaient les suivantes (figure 1) :

 

Figure 1 : Prévisions faites à partir de fin 2014.

 

  • La courbe verte correspond aux valeurs de PIB en base 2005 publiées en 2014 par l’INSEE.
  • La courbe bleue était la prévision faite à partir de 2005, en tenant compte de la fuite des capitaux publiée par la Banque de France (valeurs annuelles connues jusqu’en 2010). Ces prévisions étaient validées jusqu’en 2015, soit sur 10 ans.
  • La courbe rouge était une prévision supposant la fuite des capitaux terminée après 2010. Compte tenu du délai moyen entre les décisions d’investir et la croissance de la production, l’économie était alors supposée libre de toute influence extérieure postérieure à 2010.

Évidemment, ces prévisions  supposaient  la constance des influences conjoncturelles extérieures : croissance de la dette, taux d’intérêt, prix du pétrole qui, pour certaines ont un effet quasi immédiat…

            Personne n’ignore que depuis fin 2014 des événements importants ont eu lieu. Il convient donc d’expliquer les différences entre ces prévisions et les données réelles. L’évolution du contexte international et d’autres facteurs comme le niveau de la dette extérieure de la France expliquent-ils les écarts observés ?

 

En 2014, la conjoncture était exceptionnellement favorable. Malgré cela, le modèle Oméga-Allais continuait à prévoir une forte baisse du PIB. L’optimisme des responsables économiques était-il justifié ? Pouvaient-ils baser une politique économique sur le seul respect (plus ou moins strict) des critères de Maastricht ?

 

L’évaluation des performances de l’économie :

            Les performances de notre économie ne peuvent être évaluées que sur la base des données statistiques publiées par l’INSEE. Celles-ci semblent meilleures que les prévisions faites fin 2014 par le modèle Oméga-Allais. Ne devons-nous pas expliquer ces différences et évaluer nos critères d’évaluation ? Rendent-ils compte fidèlement de la réalité ?

Les critères de Maastricht :

            La politique économique de la France  a été jugée en fonction du respect des critères de Maastricht. Leur objectif essentiel semble avoir été d’assurer la stabilité des prix et de la monnaie. Nous ne retiendrons que les deux suivants applicables aux pays de la Zone Euro :

  • La dette du secteur public devait être inférieure à 60% du PIB.
  • Le déficit public devait être inférieur à 3% du PIB.

Ces critères avaient-ils une réelle valeur macroéconomique ? Pouvaient-ils assurer une convergence des économies des pays de la Zone Euro ?

Les critères de gestion prudente d’un particulier :

            Un particulier prévoyant veille à ne jamais dépenser plus qu’il ne gagne, même s’il accepte parfois d’emprunter, par exemple pour faire de gros achat. À tout instant, il arbitre entre les différents postes de dépenses en fonction de ses objectifs à court et à long terme.

            Un état souverain fait de même, mais les choix de ses nombreux citoyens restent libres. Il ne peut qu’ajuster les taux de changes et la répartition des impôts de façon à mener les particuliers et les entreprises à contribuer, de gré ou de force, à sa politique économique. Ces deux moyens d’action sont complémentaires et tous deux indispensables à la conduite d’une politique économique.

            Un état comme le nôtre, ayant renoncé à sa souveraineté monétaire, ne peut plus avoir de politique économique indépendante et doit se soumettre totalement à une autorité supérieure, l’Union Européenne.

Qu’étaient les objectifs des critères de Maastricht ?

            L’autorité supérieure à laquelle se soumettent nos gouvernements est clairement l’Union Européenne. Il s’agit du « Maitre de la monnaie« , c’est-à-dire, comme le disait François Mitterrand lors de sa compagne électorale : Du monde de la finance !

            Il faut bien admettre que les critères de Maastricht étaient destinés à protéger les intérêts de cette autorité supérieure. Ils ne sont, en fait, que les critères de solvabilité que tout prêteur exige de ses débiteurs. Le déficit maximum de 3% limite la capacité instantanée d’endettement des états.  La limitation de leurs dettes à 60% du PIB imposait une limite à leur endettement global.

Ces critères ne peuvent, en aucune manière, conduire à une convergence des économies des pays de la Zone Euro !

Des critères réellement économiques :

D’autres critères sont largement utilisés par les économistes. Le plus connu est le niveau de la dette. La dette accumulée est-elle insupportable ?

            Les dernières données publiées par l’INSEE font apparaître une dette qui s’emballe (figure 2). Le taux de 60% du PIB est dépassé depuis 2008 !

Figure 2 : Dette extérieure selon l’INSEE.

 

            Entre 1995 et 2010, la dette augmentait en moyenne de 12,5 Milliards par trimestre (figure 3). Depuis 2010, elle augmente de 20 Milliards par trimestre. Est-il raisonnable de devoir bientôt  plus que son revenu annuel ?

Figure 3 : Variation du PIB  corrigé.

En pointillé : valeur publiée. En rouge : valeur corrigée de la croissance de la dette.

 

            Une autre donnée observée avec attention est le déficit de la balance commerciale. Son déficit courant de plus de 60 Milliards par an est proche de la croissance de la dette. Ces montants  correspondent à un PIB fictif qui s’ajoute au PIB réel.

En effet, un particulier qui emprunte une somme X peut faire des achats à concurrence de cette même somme. Il dispose en effet d’un revenu fictif qui conduit pour une part à une demande intérieure, donc une production, et pour le reste à des dépenses à l’étranger.

Pour un état disposant de sa pleine souveraineté, cet excès de dépenses conduirait à une inflation, qui est finalement un impôt sur tous les dépôts bancaires, payé par tous les citoyens.  Dans le cas des états de la Zone Euro, cet excès de dépense se traduit par un déficit extérieur, la dette correspondante correspondant au déficit commercial. Au lieu d’accepter une dépréciation de leur monnaie, les nations contractent une dette qu’elles devront un jour rembourser.

La privatisation de l’ÉTAT !

               Maurice Allais avait montré qu’une part de la dette Publique est injustifiée. En effet, tant que notre pays était souverain, il pouvait ajuster la masse monétaire en fonction des besoins de l’économie. S’il dépensait trop, il pouvait ajuster le taux de change et ainsi rétablir les grands équilibres au prix d’un impôt discret prélevé sur les dépôts bancaires.

            Depuis 1974, l’état n’a plus le pouvoir d’ajuster la masse monétaire. La création monétaire est faite par des banques privées, ce qui correspond à une réelle perte de pouvoir. Ainsi, les nations perdent le contrôle de leur économie !

            Le « capital » de l’état est ainsi progressivement « privatisé ». Que penseriez-vous d’une société sans capitaux propres ?

 

De nouveaux obstacles à la prévision économique :

Il est évident que l’établissement de statistiques précises est une condition sans laquelle il est impossible d’établir des prévisions économiques à long terme fiables. La perpétuelle modification des bases statistiques récemment introduite dans les publications de l’INSEE est un obstacle réel à l’établissement de prévisions économiques.

 

Pour toutes ces données, nous avons observé une évolution de plus en plus rapide des bases statistiques:

  • Dans une note explicative, l’INSEE expliquait en parlant de l’évolution du PIB«  Les comptes nationaux procèdent régulièrement à des changements de base. Après les « bases » « 1995 », « 2000 » et « 2005 », les comptes nationaux sont passés le 15 mai 2014 à la « base 2010 ». C’est une source importante de révision des agrégats macro-économiques publiés jusqu’alors,… ».
  • L’INSEE ajoutait : « Mais cette année, les changements sont plus importants qu’à l’accoutumée. En effet, les concepts qui gouvernent l’établissement de ces chiffres ont fait l’objet d’un toilettage, ce qu’on appelle dans la terminologie des comptes nationaux un « changement de base ». Cela signifie que la définition exacte de nombreuses données et le contour de tous les grands agrégats (PIB, consommation, investissement, solde des administrations publiques, etc.) sont modifiés. Corrélativement, le niveau et, dans une moindre mesure, la chronique de ces données sont modifiés sur l’ensemble de la période couverte par les comptes nationaux, c’est-à-dire depuis 1949… ».
  • Ensuite l’INSEE expliquait : « En base 2010, l’Insee comptabilise par exemple en investissement les sommes que les agents économiques (entreprises privées, mais aussi organismes publics) dépensent pour la R&D, alors qu’elles étaient jusqu’à présent comptabilisées en consommations intermédiaires … »
  • Enfin l’INSEE ajoutait : « Il résulte de l’ensemble des modifications apportées une révision substantielle à la hausse du niveau du PIB (+ 3,2 % en 2010, soit + 61,8 Md€) pour un impact nettement plus modeste sur les taux d’évolution».

 

Depuis, les bases changent et se diversifient, et toutes les années de référence apparaissent… Le travail de prévision à long terme devient ainsi de plus en plus difficile.

Est-il encore possible de faire confiance aux statistiques officielles ?

 

Des prévisions pour 2023 ?

            Évidemment, les prévisions  faites en 2015 supposaient  la constance des influences conjoncturelles extérieures : croissance de la dette, taux d’intérêt, cours mondiaux qui ont un effet quasi immédiat…

            Elles supposaient également la stabilité des bases statistiques nécessaires à une bonne prévision. Qui peut croire que nous puissions avoir longtemps une croissance en valeur réelle de 0,15% par trimestre, soit en 2018 de 3 Milliards en valeur réelle, une dette qui progresse par an de 80 Milliards, un déficit commercial de plus de 60 Milliards et une fuite des capitaux de 20 Milliards par an ?

Une économie apparemment stabilisée :

En fait, il apparaît clairement une cohérence troublante entre ces chiffres. Tout se passe comme si 60 Milliards de production étaient sous-traités à l’étranger.

  • Nous importons 60 Milliards de denrées,
  • Nous exportons plus de capital que nécessaire, selon les paramètres du modèle Oméga-Allais (1/5 de cette production).
  • Notre dette augmente plus chaque année de la différence entre ces deux sommes.

Comme nous l’avons montré précédemment, (cf. : Le chômage importé), la politique  économique menée depuis déjà longtemps est directement responsable du chômage excessif dont souffre notre économie.

Pendant combien de temps accepterons-nous de compléter par des importations l’écart entre la production nationale et les revenus distribués à nos compatriotes ? Que se passera-t-il lorsqu’on nous demandera de rembourser la dette ?

 

Sous réserve de l’effet des modifications des bases statistiques, la valeur du PIB semble stabilisée en croissance régulière. La réalité semble bien différente.

 

      Figure 4 : Évolution du PIB :

  • Courbe rouge : PIB en base 2005.
  • Courbe bleue : PIB en base 2010.
  • Courbe verte : PIB en base 2014 (recalée de -4%).

 

Les valeurs annuelles du PIB présentée en 2018 sont supérieure de 4% par à celle présentées en 2015 en base 2005. Comme l’a démontré le prédicteur Oméga-Allais, cette évolution des statistiques interdit de faire des prévisions fiables. Pour ce faire, il est en effet nécessaire de disposer de données cohérentes sur une période d’au moins 15 années.

Il faut également nécessaire de connaître la fuite des capitaux sur la même période.

Figure 5 : Écart entre les données en base 2005 et 2014.

 

Cet écart de l’ordre de 10% du PIB entre les bases statistiques 2005 et 2014 ne peut que résulter de modifications très importantes du mode de calcul. Changer en permanence les bases statistiques revient à se boucher les yeux sur l’économie réelle !

Adapter les agrégats à l’évolution de l’économie est essentiel. Pour les transports, le pétrole a remplacé le fourrage ! Mais la baisse au cours du temps du prix des nouveaux produits et services ne doit pas cacher la hausse des autres.

 

Un avenir très sombre :

            L’évolution de notre économie est extrêmement préoccupante. La consommation est dopée par la croissance de la dette. Nous sommes dans une spirale infernale. Toute réduction de la croissance de la dette réduirait sensiblement le niveau de vie de nos concitoyens, puis conduirait à une réduction corrélative des investissements internes.

            N’envisageons même pas les conséquences qu’aurait une tentative de réduction de celle-ci.

            Les aviateurs connaissent la chute en vrille, seule figure d’acrobatie aérienne inconditionnellement stable, et dont il est difficile de sortir. Nos dirigeants semblent ne pas comprendre que la politique actuelle conduira à un surendettement catastrophique pour notre économie.

Enfin, réfléchissons à l’origine de cette dette qui peut se décomposer en deux parties bien distinctes : Une fluctuation aléatoire  à moyenne nulle et une dette systémique correspondant à un transfert de souveraineté des nations à des organismes supranationaux, ou même privés, qui ne défendent que leurs intérêts.

 

Figure 6 : Dette publique depuis 1973.
Extrait du rapport Pucci-Pinel.

 

À la suite d’André Jacques Holbecq qui dit dans son livre (La dette publique, une affaire rentable) un rapport de 2010 montrant l’évolution de la dette publique depuis 1973, attachons nous à séparer cette dette en deux parties : une dette fluctuant à court terme indispensable au fonctionnement de l’état, d’une dette systémique qui était alors quasi nulle.

 

            Souvenez-vous. Nous sommes rentrés dans cette spirale infernale vers 2009. C’est-à-dire peu après la signature du traité de Lisbonne !

            Les français n’avaient-ils pas eu raison de répondre NON au référendum de 2005 ?

 

 

Pierre FUERXER

Membre de l’AIRAMA.

 

 

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Une reprise réelle ou fictive ?

Dans une période pré-électorale, les indicateurs économiques ont toujours été l’objet de polémiques. Les commentateurs focalisent leur attention sur l’évolution de quelques données macro-économiques sans en étudier les causes de leurs variations.

Les responsables politiques veulent à tout prix montrer que leur action a permis le redressement de l’économie. La majorité au pouvoir assure que sa politique, quelle qu’aient été ses résultats, va assurer la croissance du PIB, la réduction du chômage, en un mot la prospérité du pays. Bien évidemment, les oppositions présentent des solutions différentes, ou simplement des variantes de la politique menée par l’équipe sortante.

En fin de compte, une forme de politiquement correct s’impose au nom d’une mondialisation irréversible à laquelle les nations devraient se soumettre aveuglément. Pourquoi ne pas chercher, en appliquant les résultats de la science économique, à élaborer une politique économique nationale ? Pourquoi les états devraient se résigner à l’impuissance alors que la science économique met à leur disposition les outils permettant de prendre les bonnes décisions ?

 

Les outils théoriques :

Maurice Allais, fidèle à sa notion d’évidence empirique, avait décrit dès 1999 les premiers effets de la mondialisation. Aujourd’hui, le modèle Oméga-Allais permet d’expliquer  ses intuitions.

 

La cassure de 1974 :

Sur les données de 1955 à 1993, Maurice Allais explicitait l’effet sur le Produit Intérieur Brut et  l’emploi industriel de la cassure de 1974.

 

Figure 1

Figure 1

 

Ainsi, le taux de croissance français avait été divisé par deux en 1974, bien que notre indépendance monétaire ait laissé aux gouvernants des moyens d’action économique (création monétaire et dévaluation) qu’ils n’ont plus aujourd’hui.

Le modèle Oméga-Allais permet de décrire l’effet des désinvestissements résultant des événements de 1968, et d’en déterminer avec précision les conséquences à long terme :

Figure 2a Figure 2b
Produit intérieur brut Emploi industriel

Figure 2

 

Par ailleurs, le modèle démontre que cette cassure de 1974 est directement liée aux événements de mai 1968. Celle-ci apparaît clairement comme la conséquence à long terme d’un premier désinvestissement, lié à l’arrêt temporaire de l’industrie et aux accords de grenelle, dont les effets sur le PIB n’ont été perceptibles que six ans plus tard.

 

La cassure de 2007 :

Maurice Allais, européen convaincu, avait critiqué dès 1992 les « Erreurs et impasses de la construction Européenne ». Les conséquences, parfaitement prévisibles, de ces erreurs ont conduit aux difficultés actuelles. La libéralisation non préparée des transferts de capitaux à conduit à un désinvestissement en France dont les effets étaient tout autant prévisibles.

 

Figure 3

Désinvestissement trimestriel en France depuis 1997(estimé par interpolation avant 2012).

Figure 3

 

En 2013, un calcul prenant en compte un désinvestissement unique de 110 M€ effectué en 2000 conduisait aux valeurs de PIB observées. Les résultats ont été présentés fin 2013 lors d’une conférence de presse à la Maison de l’Amérique Latine.

Figure 4

Figure 4 : Prévision de 2007 à 20013.

 

Ce test valide parfaitement le fonctionnement du prédicteur Oméga-Allais qui fournit d’excellentes prévisions à cinq ans. Nous constatons que sur les données de 2007, le modèle prédit très précisément les valeurs de PIB qui seront effectivement observées.

Comme pour la cassure de 1974, ce fait montre que la cause principale de cette crise est la libéralisation des mouvements de capitaux, et non les effets de fluctuations économiques mondiales.

 

 

Les limites d’une prédiction :

Les prévisions faites par le modèle supposent implicitement que l’influence des événements monétaire extérieurs sur l’économie a été prise en compte. En effet, au cours de cette période, le déficit de la balance commerciale a été compensé par l’accroissement de la dette publique et la vente de biens du patrimoine national. De même, la mondialisation a permis aux entreprises de faire face à leurs besoins financiers grâce à des investisseurs étrangers, donc en fait de nouvelles dettes. Toutefois, l’accumulation de ces dettes n’a pas donné lieu à une crise ouverte.

Une logique comptable qui considère la vente du patrimoine comme une ressource, sans faire de différence entre une gestion rigoureuse et l’abandon d’un patrimoine stratégique dont les conséquences n’apparaîtront qu’à long terme, a masqué temporairement les conséquences de nombreux renoncements.

Le poids de ce que Maurice Allais appelait « les rentes de situation » est donc encore peu visible, mais ne peut que s’alourdir à terme. Maintenant, nous ne dépendons plus de l’étranger que pour notre approvisionnement en matières premières, en particulier en pétrole, mais aussi en technologies que nous ne maitrisons plus et en capitaux dont nos entreprises ont besoin. Le répit lié à la baisse du prix du pétrole et au coût du crédit sera de courte durée…

Le modèle Oméga-Allais permet de déterminer l’effet à long terme d’une incitation à investir. De même, il permet de chiffrer l’effet quasi immédiat d’une distribution de revenu, fruit supposé de la croissance… L’analyse de la réponse transitoire du modèle montre que, faute de pouvoir utiliser les leviers auquel notre pays a choisi de renoncer (en particulier la dévaluation, la création monétaire par la Banque de France, les droits de douane…), les différentes incitations gouvernementales ne peuvent avoir d’effet à long terme notable.

 

Des prévisions fiables à cinq ans ?

Le prédicteur Oméga-Allais a été construit sur une modélisation réaliste du comportement des acteurs économiques : entrepreneurs et consommateurs. L’exemple des crises (1974 et 2007) a validé l’existence d’un délai de six ans entre les décisions des entrepreneurs et les variations du PIB. En effet, la croissance n’a été réduite que six ans après les désinvestissements important qui en ont été la cause. Il n’y a donc pas de raison de penser que ce modèle ne puisse prédire l’évolution à cinq ans de l’économie, en l’absence de crise monétaire Majeure susceptible de paralyser le pays.

En 2015, nous avons donc refait de nouvelles prévisions sur la base des séries économiques mises à jour. La courbe verte correspond aux valeurs de PIB publiées fin 2015 par l’INSEE.

 

Figure 5

Figure 5 : Prévisions fin 2014.

 

La courbe bleue correspond aux prévisions faites depuis 2005, en tenant compte des désinvestissements en France comptabilisés par la Banque de France. La courbe rouge correspond à une prévision brute faite à partir de 2015, sans tenir compte des désinvestissements passés.

Ces deux prévisions sont très voisines. En effet, quinze ans après la libéralisation des transferts de capitaux au sein de l’UE, les effets du choc économique que cette décision a produit en France sont largement amortis. Il n’est donc plus strictement nécessaire de prendre en compte, dans l’initialisation du prédicteur  les valeurs du désinvestissement observé actuellement par la Banque de France.

 

 

Les conditions d’une bonne prédiction :

Les exemples précédents ont montré que l’évolution à cinq ans de notre économie a été prévisible des années 60 à nos jours, en ne faisant intervenir que de rares événements perturbateurs : mai 1968, la libéralisation des transferts de capitaux en l’an 2000. Les crises moins violentes dont parlent les commentateurs ne sont souvent que des fluctuations naturelles d’une activité économique largement prévisible. Seuls les événements majeurs, liés au contexte international ou à des événements politiques graves, ont une réelle influence sur l’économie.

 

En effet, des événements comme la crise de 1929, qui a conduit Maurice Allais à s’intéresser à l’économie, ou des guerres peuvent conduire à de véritables ruptures des équilibres économiques dont les conséquences restent imprévisibles. Dans notre pays, la crise de 1968 ou la construction européenne ont eu des conséquences moins dramatiques, mais très importantes à long terme.

 

Une bonne connaissance du passée :

Une bonne connaissance de l’évolution passée de l’économie est indispensable à l’établissement de prévisions à long terme. Le prédicteur Oméga-Allais permet de mettre en évidence cette nécessité.

Considérons un prédicteur initialement dans un état stable. Excitons-le par une perturbation externe au temps t = 0. Observons son évolution naturelle au cours du temps. Faisons ensuite une série de prévisions à partir des instants t1, t2, t3,… Le prédicteur extrapole alors la suite des valeurs observées au-delà des temps t1, t2, t3,…

 

Figure 6

Figure 6 : Effets transitoires des chocs externes.

 

Les courbes de la figure 6 correspondent à l’évolution d’une variable interne du système économique (par exemple le PIB) et aux prédictions associées. La courbe rouge en trait plein correspond à l’évolution du système. C’est la série économique à prévoir.

Au cours du temps, le prédicteur  prend en compte les valeurs économiques disponibles les plus récentes. Les courbes en pointillé correspondent aux prévisions économiques  successives faites par le prédicteur aux temps 2, 3, 5, 10 et 15, sans tenir compte de là perturbation initiale du système économique (courbes pointillées rouge, bleue, verte, cyan et marron).

Nous constatons que les prédictions ne deviennent précise que 15 ans après la fin  de la perturbation initiale du système économique. L’évolution de l’économie dépend donc des perturbations passées dont l’identification au cours des quinze dernières années est indispensable.

 

La nécessaire stabilité des agrégats statistiques :

D’autre part, il est essentiel que les séries économiques soient cohérentes dans le temps, c’est-à-dire que les agrégats statiques ne soient pas modifiés au cours de la quinzaine d’années précédant  le début de la période à prédire. Si tel n’est pas le cas, la qualité des prédictions est très dégradée.

Naturellement, les organismes officiels affinent constamment leurs outils. Les bases statistiques sont régulièrement modifiées pour tenir compte de l’évolution de la société. Des changements de base ont donc lieu régulièrement, actuellement tous les 5 ans (1995,2000, 2005, 2010).

Les dernières bases statistiques retenues par l’INSEE ont été modifiées conformément à une directive Européenne. Ces modifications ont été introduites progressivement de façon à assurer la continuité apparente des séries statistiques. La figure 7 présente les deux dernières séries de valeurs du PIB en bases 2005 et 2010.

Curieusement, ces deux courbes différent dans deux périodes distinctes. Dans les années 50, ce qui n’a pas d’importance réelle. Pour la période postérieure à 2005, ce qui est préoccupant car les séries sont fortement différentes en base 2005 et en base 2010.

 

Figure 7

Figure 7 : statistiques du PIB : courbe rouge : base 2005, courbe bleue : base 2010.

 

Figure 8

Figure 8 : Détail des valeurs de 1995 à 2015.

 

Il y a là une anomalie qui doit être expliquée. En effet, l’INSEE explique la variation du PIB entre ces deux séries numérique par l’introduction progressive des nouveaux agrégats.

Selon l’INSEE, le changement de  base a conduit à reconstruire l’ensemble des comptes trimestriels, c’est-à-dire à ré-estimer tous les modèles à partir des comptes annuels et des indicateurs conjoncturels, sur l’ensemble de la période 1980-2013.

En base 2010, l’Insee comptabilise en investissement les sommes que les agents économiques (entreprises privées, mais aussi organismes publics) dépensent pour la R&D. Traiter en investissement les dépenses de R&D permettrait de mieux rendre compte du poids de plus en plus important des actifs tirés de la propriété intellectuelle dans l’économie d’aujourd’hui.

La base 2010 se caractérise par des innovations importantes sur le plan conceptuel dans les comptes non financiers :

  • Une définition élargie des actifs et de l’investissement,
  • Les échanges internationaux sont comptés différemment (un produit n’étant pas passé physiquement sur le territoire national peut être comptabilisé comme importé puis exporté).

 

En fin de compte, l’INSEE prend en compte la financiarisation croissante de l’économie.

Cependant, la différence entre les deux séries, qui reste à expliquer, est beaucoup plus grande que les 3,2% annoncés.

 

Les effets de la politique monétaire:

Des événements monétaires importants ou lieu ces derniers temps :

  • La baisse du prix du pétrole et de l’Euro,
  • La réduction historique de coût de crédit aux États Unis puis en Europe.

 

Ces décisions correspondent à des objectifs conjoncturels, liés à l’évolution des échanges mondiaux et aux politiques des différents intervenants. Elles tiennent compte également à des échéances électorales françaises et européennes.

Ces changements ont eu sur l’économie française des effets incontestables :

  • Une réduction du déficit de la balance commerciale,
  • Une réduction du coût des dettes de l’état et des entreprises,
  • Une relance de la construction et de la consommation.

 

Ces évolutions monétaires liées à l’évolution de l’économie mondiales expliquent la croissance récente du PIB. La réduction de toutes ces dépenses conduit mécaniquement  à une hausse de la demande intérieure, donc du PIB.

La France va donc mieux puisque ses dettes lui coutent moins cher, mais cela ne signifie pas que l’économie française aille mieux ! Pour étudier l’évolution du système économique, est donc indispensable de séparer les tendances à long terme propres au système économique des effets quasi-immédiats des fluctuations monétaires mondiales.

 

 

Quelles prévisions faire fin 2015 ?

Nous pouvons maintenant mettre à jour les prévisions faites fin 2014. Les résultats sont les suivants :

 

Figure 9

Figure 9 : Prévisions fin 2015.

 

Ces deux prévisions sont évidemment très voisines. Elles ne peuvent être directement superposées en raison de nombreuses modifications de détail entre les séries statistiques :

  • Les montants ne sont plus en euros 2005 mais en euros 2010,
  • La série de valeurs du PIB a été modifiée pour neutraliser les effets à court terme de la conjoncture mondiale sur notre économie (en particulier celle des taux d’intérêt),
  • La hausse du périmètre de PIB introduite par les directives européennes a été intégrée.

 

 

Enfin, ces prévisions supposent l’invariance de l’environnement international actuellement très favorable. Un retour aux conditions précédentes (prix du pétrole et taux d’intérêt) conduirait rapidement à une baisse de 7% du PIB.

Année après année, un effort de réduction de la dette ne manquerait pas de réduire non seulement le PIB, mais aussi la croissance, c’est-à-dire enfoncer l’économie française dans une récession de plus en plus grave.

 

 

Conclusion :

Il ne faut pas nier que les perspectives d’évolution à long terme de l’économie française ne sont pas bonnes bien que notre pays ait des atouts et que nous disposons d’outils théoriques permettant de concevoir puis valider une politique économique ambitieuse.

Depuis le début des années 90, Maurice Allais n’a pas cessé d’alerter l’opinion sur les erreurs commises dans la construction européenne. Vingt cinq ans plus tard, il faut reconnaître que ses critiques étaient justifiées.

La plupart des européens, et en particulier des français, ne savent pas identifier les causes de la crise européenne. Toutefois, ils comprennent  que l’Europe n’a pas tenu ses promesses.  Bien loin des théories économiques, « l’évidence empirique » chère à Maurice Allais leur prouve qu’il faut changer de méthode. Une véritable reprise de notre économie ne sera possible qu’en adoptant une politique économique radicalement nouvelle. La poursuite de la politique économique actuelle ne peut conduire qu’à un déclin de plus en plus rapide de notre économie, entrecoupé de rémissions artificielles liées à des mesures conjoncturelles associées aux échéances électorales.

La science économique montre qu’un redressement est possible mais que l’effet des mesures courageuses à prendre ne sera visible qu’après un délai de cinq à dix ans. Est-ce compatible avec le fonctionnement de notre démocratie ?

La condition préalable à un redressement de notre économie est que nous puissions à nouveau utiliser les outils dont la construction européenne nous à privés : une monnaie indépendante, le contrôle de la création monétaire, la possibilité d’actions sectorielles par des cotas d’importation et la fixation de droits de douane…

Sans un changement radical de politique économique, il ne pourra y avoir aucune reprise durable.

 

Pierre FUERXER
Membre de l’AIRAMA.

 

 

 

Conférence de Presse « Indicateur Oméga-Allais »

L’ Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais, l’AIRAMA, a tenu début juillet une conférence de presse à la Maison de L’Amérique Latine de Paris :

Maison de L’Amérique Latine côté  jardins-restaurant
Maison de L’Amérique Latine côté jardins-restaurant

pour procéder au lancement de l’ « indicateur Oméga Allais », développé par Pierre Fuerxer en vue de chiffrer précisément, en termes de perte d’emplois et de croissance, le coût de la politique gouvernementale de rejet du « protectionnisme intelligent » de notre seul prix Nobel d’économie, Maurice Allais,

Conférence de Presse, Modèle-Oméga-Allais

L’AIRAMA,  « canal historique des combats de Maurice Allais » regroupant le premier cercle des économistes agissant pour la reconnaissance de ses apports,  et visant à regrouper l’élite de l’École française des nouveaux économistes œuvrant dans son sillage à défendre la vision du seul prix Nobel d’économie qu’a eu la France.

Déjà à l’occasion de l’élection présidentielle de 2012,  dans sa lettre ouverte du 12 avril 2012 (ci-dessous), l’AIRAMA, s’exprimant par la voix de l’autorité scientifique internationale la plus qualifiée de notre prix Nobel d’économie, avait lancé un vibrant appel aux dix candidats de cette élection cruciale de dire « L’ultralibéralisme voilà l’ennemi ! », « Oui à la relance de la « protection compétitive » des trente glorieuses ! » Seul, le Président Nicolas Dupont-Aignant avait alors répondu positivement à cet appel de salut public. Réponse qu’il a confirmée en apportant ses encouragements et son soutien au lancement de l’Indicateur Oméga – Allais,  lors de la Grande conférence de presse du 9 juillet 2013  à la Maison de l’Amérique latine (cf. vidéo ci-dessous).

Antoine Brunet, expert en analyse stratégique, co-auteur du livre « La visée hégémonique de la Chine » et Philippe Murer, économiste et professeur de finance à la Sorbonne, ont par ailleurs pointé les risques du libéralisme à outrance, face à la politique économique agressive de l’Empire du milieu.

Les Indicateurs clefs du modèle Oméga Allais, d’évaluation de la politique gouvernementale de refus de l’évidence empirique du protectionnisme de M.  Allais.

Sur la base de l’application d’une politique protectionniste supposée effective dès l’élection de F. Hollande permettant au minimum l’équilibre de la balance commerciale :

1) Depuis l’élection de F. Hollande, coût minimum en manque à gagner de la politique gouvernementale non-protectionniste :

déjà une perte 2,8 % de PIB
déjà une perte de 800 000 emplois

2) À l’horizon des présidentielles 2017, la réduction de la dette en 22,5 ans, sans intérêt, avec un remboursement de 20 milliards par trimestres conduirait fatalement à :

22 % de réduction du PIB en 2017, fin du quinquennat Hollande
plus 12 % (3 % par an) de baisse des revenus, à condition que l’indemnisation du chômage soit fortement réduite.

Autant dire que le remboursement de la dette est inconcevable et n’est d’ailleurs pas dû (cf. communiquées AIRAMA de campagne présidentielle).

Sur les 100 milliards du MEDEF, nous sommes toujours en attente des informations que nous avons demandées à P. Gattaz, pour les injecter dans le modèle OMEGA Allais.


Grande conférence de Presse de Lancement
Maison de L’Amérique Latine
9 Juillet 2013

Maison de l'Amérique Latine


La Science Économique Rentre en Politique !
Un Dispositif Dérisoire de Bruxelles Face à la Chine et Chiffrage du Coût du Refus de la Solution Protectionniste de M. Allais

 

Pourquoi cette conférence de Presse

Devant le désastre de la crise de 29

  • M. Allais disait « À quoi sert la connaissance , si elle ne permet pas de transformer la condition des hommes »
  • Mais pour changer, il faut la Science, les Média (faire savoir) et la Décision politique qui lui ont manqué
  • Alors si le Politique ne veut pas rentrer en science, la Science doit rentrer en politique ! Comment faire ?

Élections Présidentielles 2012 : interpellation des candidats pour prendre date / solutions

  • Lettre ouverte à tous les candidats (L’ultralibéralisme voilà l’ennemi)
  • Trois communiqués (Europe Titanic, Mensonge d’État, Déni de démocratie)

Grande conférence de presse de lancement

1) Par le sujet, le scandale des scandales de l’après-guerre : le défi des défis aux les trois idoles d’aujourd’hui, la Science (Allais), la Liberté d’Expression (Média), la Démocratie ; le verrouillage médiatico-politique interdisant à la solution globale de Maurice Allais d’être appliquée pour stopper destruction de la croissance et des emplois, le rapport entre la sphère politique, la science et son respect, le fait que le Politique doit respecter la Science et la Démocratie. Négationnisme total.

2) Par l’ambition d’évaluer l’impact chiffré de la décision de politique économique gouvernementale (plus d’effet d’annonce mais affichage du résultat des réactions en chaîne. (Leibniz : ne discutez plus)

3) Par les résultats du modèle, le coût de la non application du protectionnisme (croissance, chômage), l’impossibilité de rembourser une dette que nous ne devons pas et qui ne correspond à rien (N. Sarkozy). Sanction du politique. Ne peut plus dire : « Nous ne savions pas ! » 1999 (M. Allais), 4 mai 1992 (P. Bérégovoy) et « les États-Unis d’Europe , c’est les États-Unis en Europe » (cf. Le syndrome de l’ortolan, Upinsky, 1997) ) Appel à secouer le joug des écrivains mercenaires ! Levier Mathématique.

Calcul d’impact et notation de la politique économique gouvernementale

Responsabilité collective de l’élite française des nouveaux économistes (cf. communiqués)

Vers un contre-gouvernement scientifique ? Une nouvelle Direction, de nouvelles valeurs vraies (conformes aux trois dogmes) ce sont de nouveaux hommes. Le refus de l’évidence protectionniste est un critère d’exclusion rédhibitoire à la future élection présidentielle

  La conférence en Vidéo

 

Les documents importants

Arnaud-Aaron <abbr>UPINSKY</abbr>1) Introduction : A. Upinsky, Président de l’AIRAMA (Auteur de Lettre ouverte à ceux qui croient (encore) que l’Europe c’est la paix, Albin Michel, 1992, et Le Syndrome de l’ortolan O.E.I.L./ F.-X. de Guibert, 1997)

 

Philippe Bourcier de Carbon2) Le protectionnisme « intelligent » de M. Allais : P. Bourcier de Carbon, Président-fondateur de l’AIRAMA, démographe, économiste.

 

Antoine Brunet3) La marche à l’hégémonie de la Chine valide la vision de Maurice Allais : Antoine Brunet, Expert en analyse stratégique, Coauteur avec Jean-Paul Guichard de « La visée hégémonique de la Chine », L’harmattan Janvier 2011 (neuf éditions en langues étrangères)

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Philippe Murer4) Le non-sens de la transition énergétique sans protectionnisme : Philippe Murer, économiste, professeur de finance à la Sorbonne et membre du forum http://forumdemocratique.fr

 

Pierre Fuerxer5) Indicateur Oméga Allais. Pierre Fuerxer, concepteur. Modélisation de l’économie à partir des comportements des acteurs, et non de données abstraites. Calcul de l’impact de la politique gouvernementale (libre-échangiste ou protectionniste). Chiffrage en perte d’emplois et de croissance depuis les présidentielles jusqu’à la fin du mandat 2017. Suivi de la « notation » de la politique gouvernementale.

 

Nicolas Dupont_Aignan6) Nicolas Dupont-Aignant avait répondu à la Lettre Ouverte de l’AIRAMA, adressant via cette vidéo tous ses encouragements et son soutien.

 


9 juillet 2013 : Grande Conférence de Presse de Lancement de l’Indicateur OMEGA ALLAIS, chiffrage de coût du non protectionnisme du gouvernement

 

La Science Économique Rentre En Politique !

Un Dispositif Dérisoire de Bruxelles Face à la Chine Et

Chiffrage du Coût du Refus de la Solution Protectionniste de M. Allais

Chine

Aux Présidentielles 2012, l’AIRAMA, canal historique des combats de Maurice Allais, avait interpellé la sphère Politique au nom de la Science, en annonçant : 1) « l’irrésistible triomphe de notre prix Nobel en faisant l’arbitre « incontournable » du 3ème tour ! » 2) la mise en place d’un Indicateur Allais pour l’évaluation de la politique économique gouvernementale et du « coût » de son refus de l’évidence protectionniste en perte d’emplois et de croissance, alors que 82 % des Français sont protectionnistes.

Un an après, en présence de personnalités de l’économie, de la politique et des lettres, elle vous invite à sa :

Grande conférence de Presse de Lancement

Maison de L’Amérique Latine

Entrée de la Maison de l'Amérique Latine217, bd. St Germain 75007 Paris

Mardi 9 juillet 2013, 11 h à 12 h 30

 

Agenda :

1) Introduction :  A. Upinsky, Président [1]

2) Le protectionnisme « intelligent » de M. Allais : P. Bourcier de Carbon, Président-fondateur, démographe, économiste

3) La marche à l’hégémonie de la Chine valide la vision de Maurice Allais : Antoine  Brunet, Expert en analyse stratégique, Coauteur avec Jean-Paul Guichard de « La visée hégémonique de la Chine », L’harmattan Janvier 2011 (neuf éditions en langues étrangères)

4) Le non-sens de la transition énergétique sans protectionnisme : Philippe Murer, économiste, professeur de finance à la Sorbonne et membre du http://forumdemocratique.fr/

5) Indicateur Oméga Allais. Pierre Fuerxer, concepteur. Modélisation de l’économie à partir des comportements des acteurs, et non de données abstraites. Calcul de l’impact de la politique gouvernementale (libre-échangiste ou protectionniste). Chiffrage en perte d’emplois et de croissance depuis les présidentielles jusqu’à la fin du mandat 2017. Suivi de la « notation » de la politique gouvernementale.

Contact presse : courrierposte@orange.fr  et tel : 06 01 76 20 79

 made-in-china

 

 


[1] Auteur de Lettre ouverte à ceux qui croient (encore) que l’Europe c’est la paix, Albin Michel, 1992, et Le Syndrome de l’ortolan O.E.I.L./ F.-X. de Guibert, 1997